samedi, octobre 14, 2006

L'anneau

Chez Véro.
Grande maison en périphérie, paysage campagnard.
Maison rustique rénovée.
Jolie et de bon goût.
Un soir de mars dernier, environ 20 H.

Véro me reçoit en robe noire longue.
M'offre un petit en-cas, accompagné d'un bon vin.
Nous devisons de tout et de rien dans sa grande pièce centrale (poutres apparentes, cheminée, pièce à 2 niveaux)
Début des hostilités.
Nous nous embrassons (on commence toujours par là, des vrais ados timides!)
Véro est chaude, très chaude, ce soir.
Je caresse ses hanches ses jambes ses seins à travers l'étoffe fine de la robe.
Je peux faire l'inventaire de ses dessous en l'éffleurant simplement: bas, porte-jarretelles, string, guêpière...
La presque totale.
A laquelle il faut ajouter les escarpins à hauts talons.
La totale, donc, maintenant.
Cette fille me rend dingue!
Je la déshabille sans traîner en route.
Je laisse l'essentiel et l'indispensable: les dessous dans leur intégralité, y compris la guêpière soutien-gorge.
Elle ressemble à une pin-up de calendrier des années 50 ainsi parée.
Magnifique!
Ce soir, nous allons faire dans le vintage bondage.
Sobre et avec peu d'accessoires.
Après tout c'est le printemps, non?
Je déroule les différentes cordes blanches et lisses que j'ai préparées.

Depuis que je viens chez Véro, un truc a toujours attiré mon regard, sans que je comprenne véritablement à quoi cela peut servir: au beau milieu de
l'une des poutres verticales servant de pilier de soutènement au centre de la pièce, est fixé un anneau métallique d'environ 5 cm de diamètre.
L'anneau, qui trône à environ 1m50 du sol, est solidement serti dans la poutre, et semble pouvoir supporter la traction d'un bulldozer.
Je me suis toujours dit qu’un jour nous en ferions quelque chose.
Et j'ai pensé au grand John Willie et à sa bienheureuse et emblématique héroïne Gwendoline, qui a dû tout connaître en matière de bondage, et même plus! J'étais tombé sur un vieux recueil de ses correspondances avec un ami, dans lesquelles il expliquait dans le détail ses techniques expertes de bondage.
Il indiquait entre autres comment il s'inspirait de scènes réelles, prises en photo, pour préparer ses dessins.
Un chapitre était consacré aux bondages raffinés mettant en oeuvre des notions d'équilibre, de poids, et autres (ré)jouissances.
C'est là que nous avons puisé du jeu auquel elle va me soumettre.
Ce qui de surcroît colle très bien avec son look Gwendoline de ce soir.

Elle me déshabille langoureusement jusqu’à ce que je sois intégralement nu, ce qui provoque immanquablement chez moi une forte érection qui me gêne beaucoup.
Elle tire mes bras dans mon dos, puis lie solidement mes poignets ensemble après avoir fait plusieurs tours de corde.
Serrer suffisamment, mais être vigilante sur la circulation sanguine.
Sa peau est douce.
Elle sent bon, et comme toutes les blondes tirant vers le roux, elle dégage dans les moments d'excitation une odeur acide que personnellement j'adore,
car je sais que c'est le signe de bons moments en perspective.
Elle attache ensuite mes bras ensemble en serrant une deuxième corde autour de mes coudes.
Ce qui provoque naturellement une accentuation de ma cambrure qu’elle a l’air d’apprécier.
Puis elle me guide ainsi vers la poutre verticale et son anneau.
Je me tiens dos à la poutre.
Elle passe une corde dans l'anneau, qu’elle attache à mes poignets.
Et elle tire jusqu'à faire remonter mes bras dans mon dos à la hauteur de l'anneau, ce qui m’oblige à me pencher en avant, les bras tendus et remontés
en arrière au niveau de mes omoplates.
Elle attache solidement le tout.
Position assez inconfortable, j'en conviens.
Rien à côté de ce qui va suivre.
Elle passe une corde autour de ma cheville droite.
Elle fait également passer la corde sous mon talon emprisonnant inexorablement mon pied.
Plusieurs tours.
Nœuds.
Elle en fais autant autour de la cheville gauche.
Mes jambes sont encore libres, mis à part ses deux bracelets de cordes qui ne font plus qu'un avec leur pied respectif.
Une autre corde, qu’elle attache à la cheville gauche.
Elle fait passer cette corde dans l'anneau de la poutre, et tire dessus progressivement de façon à faire plier puis remonter ma jambe derrière moi jusqu'à ce que mon talon touche mes fesses.
Je suis complètement déséquilibré, obligé de tenter de me maintenir debout sur une seule jambe, mes poignets déjà attachés haut dans mon dos à l'anneau.
Avec l'extrémité de la corde qui dépasse de l'autre côté de l'anneau, elle attache mon autre cheville, sur laquelle je suis en appui.

Mes jambes sont ainsi attachées ensemble par la corde, qui mesure environ 1m70 de longueur, mais la difficulté réside dans le fait que la corde passe dans l'anneau de la poutre dans mon dos, et que cet anneau est lui-même à environ 1m50 du sol !

Autrement dit, courbé en avant par mon bondage, je suis dans une situation infernale ou je vais devoir gérer mon équilibre en ne pouvant
compter que sur une jambe à la fois.
Si je prends appui sur sa jambe gauche, la corde tire sur sa cheville droite en la fait remonter sous mes fesses, en passant par l'anneau qui fait office de poulie!
Et vice-versa.
Et ainsi de suite, etc.

Bien sûr, perverse comme elle est, elle n’a pas oublié le baîllon, une boule de latex énorme et dure qu’elle enfonce dans ma bouche et attache solidement autour de mon cou, déclenchant immédiatement un réflexe involontaire et pas contrôlable de salivation abondante qui commence à s’évader de ma bouche pour couler sur mon menton puis goutter jusqu’au sol.
J’essaie de garder mon équilibre, entre excitation intense et position terriblement inconfortable, à la limite du supportable.
Plus c’est dur et plus je bande, il n’en faudrait pas beaucoup pour une explosion grandiose, Véro le sait et sait que pour faire dure la séance, elle doit secontenter de me regarder, de me parler (« alors, c’est confortable ? ») et de m’effleurer, mais pas plus.
J’arrive à tenir environ 2 à 3 minutes par jambe, avant de permuter, ce qui a pour effet systématique de me déséquilibrer, car à chaque fois, s'écoule un
infime laps de temps ou ses deux pieds sont en l'air !
Dans cette fraction de seconde, que j’essaie de réduire au minimum par de petits sauts, tout mon poids tire sur mes bras retournés en arrière et mes
poignets, et je dois me concentre pour me retenir de demander grâce à ma tortionnaire, qui a l’air de bien s’amuser (et s’exciter) de la situation.
Inutile de dire que le bâillon fait déjà son effet et qu'un filet de salive ne tarde pas à s'étirer depuis le bas de son menton, jusqu'à goutter sur le
sol à chaque mouvement un peu brusque...
Temps de l'épreuve: de mémoire, environ une bonne heure, qui me semble une éternité...

vendredi, octobre 13, 2006

La démarcation

La démarcation.
Cette démarcation.
Mot un peu technique pour qualifier l'une des plus belles courbes du corps féminin.
Là où le haut de la hanche se creuse pour devenir la taille.
Là ou s'incruste dans la chair le liseré latéral d'un string.
Le bas d'un corset.
Ou l'anneau d'une ceinture de contrainte.
Ou de chasteté.
Cette courbe me rend fou.
Je m'y promène, m'y attarde, y pose ma tête en rêvant, m'y perds.
Surtout quand la courbe (le creux, la vallée?) est comme peinte.
De noir.
Le noir du latex.
Le noir du lycra.
Absolu.
Ce noir qui enveloppe M. de la tête aux pieds depuis hier matin.
Du bout des orteils au sommet du crâne.
Latex.
Seconde peau.
Depuis samedi.
Depuis l'éternité.
J'ai décidé que M. (une amie du Sud, 26 ans ces jours, bondagette de son état) passerait l'intégralité de ce week-end en bondage... intégral.
J'ai dit.
Et je fais.
Oh, il y aura beaucoup de variantes et de gradations dans la contrainte.
Mais contrainte permanente il y aura.
Ce n'est pas une punition: elle adore cela.
Et comme j'aime aimer ce qu'elle aime et qu'elle aime ce que j'aime et ce que j'aimer aimer, nous adorons en duo.
Là, il est 15 heures et nous venons de déguster un expresso dont j'ai le secret.
Je lui ai donc retiré temporairement sa cagoule de latex car j'ai du savoir-vivre avec les dames: le café c'est sacré, et on ne le boit pas avec une paille.
Contrairement à d'autres choses...
Mais nous y reviendrons.
Elle est allongée sur le côté au milieu du lit.
Moi aussi, perpendiculairement à elle.
Tranquille.
Au chaud.
Cocoon.
Nous écoutons le dernier Tracey Chapmann, reposant, guitarifiant et mélodique comme j'aime, ma nuque confortablement lovée dans le creux de sa taille (voir au-dessus).
Le contact de ma peau avec le latex de sa combi intégrale m'érotise en permanence.
La démarcation.
Oh, il y a bien la ceinture qui emprisonne sa taille, faite de cuir et de métal.
Mais celle-ci est tellement serrée qu'elle se fond avec le latex, qui lui-même ne fait presque plus qu'un avec sa chair...
Donc confort pour moi, pas de marque de ceinture incrustée dans ma nuque!
Elle est endurante, M., très.
Parce-que, quand-même, il faut le supporter, le mono-gant lacé qui emprisonne ses bras joints dans son dos depuis ce matin.
Depuis l'aube.
Rigolo, le breakfast ainsi bondée.
Elle a ingurgité ce qu'elle pouvait dans sa situation, comme un chaton maladroit, le museau directement dans son bol.
Charmant.
Serré, aussi, très (moi je serre tout au maxi, de toute façon, cherchez pas).
Et la chaine de 10 cms qui relie ses poignets à ses chevilles dans son dos depuis le café, la maintenant dans une position très peu ergonomique depuis presque deux heures.
Elle bouge un peu, essaie de trouver un semblant de confort sans sa situation, mais c'est pas gagné.
Je lui ai enfin trouvé une ceinture de chasteté comme elle en rêvait, et nous la testons depuis vendredi soir. Nous sommes dimanche et elle ne l'a pas quittée un seul instant.
Apparemment, ça va.
Et même sous la combi en latex, la ceinture se voit peu, tant elle est fine et anatomique.
Mais aussi résistante et inviolable que discrète!
Bravo la technologie.
Je l'ai faite faire sur-mesure car nous ne trouvions rien de satisfaisant sur le marché.
Et puis, M. est exigeante.
Très exigeante.
Elle veut du bondage, du vrai.
Pas du ligotage de carnaval pour demi-portions.
Du vrai, elle veut du vrai.
Du compliqué, du contraignant, du durable.
Elle est servie.


DEMARCATION (suite: 2ème épisode)

Et puis, je regrette pas ma récente petite virée à Amsterdam pour y faire quelques emplettes fétichistes...
Néophytes, oubliez tout de suite les boutiques de France pour ce genre de shopping: glauques, chères, de mauvaise qualité, et qui plus est, toutes plus ou moins gérées par des mafias diverses et (a)variées.
Non, définitivement, si la Silicon Valley est la Mecque de l'e-business, la Hollande et l'Allemagne sont les terres promises du fetish-business!
J'ai trouvé tout ce que M. et moi cherchions, et même mieux encore, et au diable l'avarice!
Cette fois, nous avons complété notre panoplie latex, mais j'ai également innové en trouvant des accessoires de contrainte faits de métal et de cuir, garantis inviolables (il y a un terme anglais pour ce genre d'attirail, mais je n'ai encore pas trouvé de traduction française satisfaisante. Le mot, c'est "inescapable", et rien que de l'écrire, j'en ai des frissons de bonheur...)
Jugez plutôt d'après mon inventaire d'un stock que je pourrais nommer "Le Plaisir de M.":
- harnais de tête en métal parfaitement ergonomique et ajustable, doublé de cuir souple, avec baillon gonflable intégré
- harnais de corps de type corset en métal doublé de cuir, avec ceinture de chasteté amovible fixée par vis et cadenas
- collier de contrainte (10 cm de haut) métallique cadenassé
- 3 paires de bracelets-menottes réglables métal-cuir, chacun étant relié par une chaine également ajustable
Sans compter divers cadenas et mousquetons dits de "sécurité", c'est-à-dire des modèles utilisés par les armées et autres alpinistes et réputés absolument à toute épreuve.
Pour M., il faut bien cela, croyez-moi.
De plus, tous les éléments métalliques sont garantis en acier trempé, de type "blindé", résistant à la plupart des outils disponibles sur le marché du grand public...
Nos amis Bataves font décidément très bien les choses!
J'en suis là de mes divagations, toujours lové sur ma M. chérie, bondée sagement sur son lit.
Elle ignore tout de mes dernières emplettes.
Et de la "séance d'essayage" que je lui réserve dans quelques instants.
Je l'entends respirer fortement dans sa cagoule.
Je la laisse, car on dirait qu'elle est sur le point de s'endormir!
Fais de beaux rêves, mon ange, et ne bouge pas trop!
17 h.
M. se réveille doucement.
"Bien dormi?"
"mmmhhhff" est sa seule réponse.
Bien sûr, pas facile de s'exprimer avec un baillon planté dans la bouche, le tout encagoulée et bondée comme elle l'est.
"J'ai quelques cadeaux pour toi..."
Je dévérouille la chaîne qui relie ses chevilles à ses poignets, et l'aide à se déplier doucement. Gaffe aux froissures musculaires, c'est que j'y tiens à ma Belle!
Je la soutiens jusqu'à ce qu'elle trouve un semblant d'équilibre assise sur le bord du lit.
Je délace les sangles de son mono-gant et le laisse glisser derrière elle, libérant également ses bras, que je masse délicatement des épaules aux poignets.
J'enlève les bracelets de ses chevilles.
La voilà presque libre, autant qu'on puisse l'être, enveloppée dans une seconde peau de latex et une cagoule-baillon.
Je retire le baillon amovible, que je déclipe de la cagoule.
Salive, beaucoup.
"J'ai horriblement soif, je ne sens plus mes mâchoires. Tu es un monstre! Mais tu l'es encore plus de me libérer! Qu'est-ce qui te prend, je croyais que c'était mon week-end extrême!?" sont les premiers mots que M. prononce depuis ce le petit-déj de ce matin.
"J'ai des choses à te faire essayer".
"OK, alors j'enlève aussi la combi et la cagoule, et je vais prendre un bain".
"J'ai bien peur que non, ma chérie, car nous avons du travail. Si tu as soif, c'est le moment d'aller boire"
M. se lève délicatement, et je l'aide à trouver son chemin jusqu'à la cuisine. Son corps enveloppé de latex moulant et son regard totalement occulté par la cagoule intégrale me rendent fou de désir, et ajoutent une grâce maladroite indescriptiblement érotique à son statut d'esclave consentante.
Je l'aide également à boire, beaucoup, de l'eau fraîche, dont une partie coule sur le latex de sa seconde peau, formant des perles improbables qui semblent engagées dans une course poursuite sans fin.
Une fois le litre et demie d'eau ingurgitée, et M. parfaitement désaltérée et hydratée, nous passons aux choses sérieuses.
Très sérieuses, car je nous réserve une surprise de taille, totalement inédite, et à vrai dire un peu barjeot, dont je ne mesure pas encore toutes les conséquences...
Harnais de tête.
J'écarte les différentes sections articulées de l'engin, comme une sorte de grande pince à sucre.
Et referme le tout autour du crâne de M.
J'ajuste chaque lanière au plus près en prenant garde de ne pas compresser sa tête.
Le tout est solidement verrouillé par un système de vis elle-même sécurisée par un petit cadenas blindé. Le baillon gonflable en forme de poire a pris place dans la bouche de M.
Je ne résiste pas plus longtemps au plaisir de le gonfler fermement jusqu'à ce que ses joues s'arrondissent.
L'ensemble harnais métallique chromé sur cagoule de latex a très fière allure, je vous le garantis.
Je procède de la même façon pour le harnais de buste, en sécurisant bien le tout à l'aide des divers cadenas et la ceinture de chasteté (ce qui en fait deux juxtaposées, séparées par une épaisseur de latex, mais je crois que M. apprécie).
Puis je passe autour de son cou le collier de contrainte, et le verrouille de la même façon.
Afin d'accentuer l'enfermement et le frisson, il faut savoir que chaque appareil a sa propre clé, et qu'elles sont toutes absolument d'apparence identiques ... Bonjour le casse-tête chinois pour libérer tout le bazar si on n'est pas organisé un minimum!
Je finis en attachant les bras dans le dos de M. coudes joints à l'aide de deux paires de bracelets métalliques, l'un au dessus des coudes, l'autre aux poignets, le tout relié par deux cadenas sans chaîne, donc sans aucune liberté de mouvement.
Belle M. cambrée, latexée et métallisée!
Je l'aide à s'allonger sur le lit de nouveau, et relie de nouveau ses poignets à ses chevilles, mais avec davantage de liberté cette fois, environ 1 mètre de chaîne entre les deux, et à peu près 50 cms de chaine entre ses chevilles, de sorte qu'elle pourra se déplacer "librement" dans l'appartement.
Maintenant, la surprise.
M. est loin de se douter de la connerie que je vais faire.
Moi aussi, remarquez.
Je ne saurai que dans quelques temps que c'est une connerie.
Mais en est-ce vraiment une, après tout?
"Tu aimes tellement les situations "définives", ma Belle, n'est-ce pas? Rien ne te plait plus que d'être bondée à l'extrême, longtemps, sans aucune possibilité de te dégager, sans savoir pour combien de temps, c'est cela"
"mmmffhhh, mmmhh"
"On est bien d'accord. La seule différence par rapport à une vraie situation de captivité forcée, c'est que, d'abord tu es consentante, et ensuite, tu es avec moi, donc le jeu est un peu faussé à la base, car tu sais que je te libérerai quand nous estimerons que le jeu est fini, d'un commun accord..."
"mmmhhh"
"alors que, avec ce que je vais faire maintenant, nous allons tous les deux perdre tout contrôle de la situation, et ni toi ni moi risquons de n'être plus en mesure de te libérer. Alors ton rêve absolu sera réalisé: même moi, je ne pourrai plus te libérer. Si tu es d'accord, fais oui avec ta tête"
Un silence, un moment.
M. opine du chef dans son harnais cagoule.
Elle est d'accord.
Cette fille va au bout de ses rêves.
Donc, je m'exécute.
Je prends l'ensemble des clés de tous ses cadenas, menottes et harnais.
Blindés, je le rappelle.
J'abandonne M. quelques minutes.
Ascenseur.
Dehors, rue.
Je marche une centaine de mètres, jusqu'à une bouche d'égout située au milieu de la chaussée.
Et je jette toutes les clés en les passant consciencieusement une à une par le petit trou au centre de la plaque métallique.
Adieu.
Pas de doubles.
M. prise au piège, bondée pour une durée indéterminée.
Veuillez l'excuser, mais M. est indisponible jusqu'à nouvel ordre.
Et, surtout, elle ne le sait pas encore.
Connerie?
Métal, blindage, "inescapable", ces mots me reviennent et tournoient dans ma tête comme des rotors d'hélicoptère.
Au bout de mes rêves.
Si l'ami Goldman avait su que sa ritournelle deviendrait la devise d'un couple bondage, il ne l'aurait peut-être pas écrite!
Il va me falloir annoncer à M. ce que je viens de faire.
Comment va-t-elle le prendre?

Retour à l'appartement.
La forme.
La chose.
Noire et luisante.
Impeccablement femme.
Ce corps adulé, enveloppé, contraint, restreint, enlatexé, enchaîné, cadenassé.
Qui gît impuissant sur le lit.
Emotion.
Donc Erection.
C'est le problème, d'ailleurs.
Comme je le rappelle souvent, je ne suis pas un bourreau professionnel!
Je ne suis qu'un homme.
Avec ses émotions et ses désirs.
Immédiats.
Et c'est sûrement le plus difficile.
Surmonter son envie.
Pas tout de suite, pas craquer.
Le bondage est comme le bon vin: il révèle toute sa saveur dans la durée.
Donc, j'ai envie de la prendre, la fille.
De la baiser, d'inonder, que dis-je, de cycloner tous ses orifices.
Elle bondée et moi conquérant.
Conneries.
Le bondage n'a pas grand chose à voir avec des "rapports sexuels".
Mais quand même, parfois, ça démange, je te jure.
Et puis si je tiens plus, j'enlèverai juste son baîllon et j'éjaculerai dans sa bouche, vite, sans lui laisser le plaisir de sucer.
Juste vider mes couilles et reprendre mes esprits.
Et remettre le baîllon tout de suite pour éviter les fuites.
"M., ma belle, tu m'entends?"
"MMfff"
"Tu sais quoi, je crois que j'ai fait une connerie"
"mmmhh"
"J'ai jeté les clés. Je veux dire, toutes les clés de tous tes liens. Vraiment jetées, dans une bouche d'égoût de la rue en bas. Je ne crois plus être en mesure de te libérer, du moins pas avant la fin du week-end. Il me faudra des outils spéciaux et les magasins sont fermés jusqu'à lundi..."
Silence.
M. se met à tanguer dans le peu de latitude que lui laissent ses entraves, je vois ses cuisses se frotter et se serrer. "mmmhhff, hhann" gémit-elle dans son baîllon. Ma parole, on dirait que mon annonce lui fait un effet inattendu!
Orgasme!
M. jouit de toutes ses forces, apparemment complètement survoltée par ce que je viens de lui dire.
Tout son corps tremble, pris de soubresauts qui ont pour effet de tendre et détendre ses chaines et de faire bruisser le latex.
Spectacle unique, dont la charge érotique et dramatique est difficile à décrire.
Beauté, mystère de la Femme dans sa quête d'absolu.
Les seuls mots qui me viennent à l'esprit.
La Femme, qui contrairement à toutes les idées reçues et politiquement correctes, dirige le monde.
Et encore davantage quand elle atteint le paroxysme de la soumission physique.
Car c'est bien elle qui, en plus de la sienne, contrôle mon émotion, mon désir et mon plaisir à cet instant précis.
Et c'est cela que j'ai voulu dépasser en prenant ce risque débile de jeter les clés: reprendre le contrôle en muant la contrainte voulue en contrainte totale et véridique, jusqu'à ce que le bondage ne procure plus de plaisir mais uniquement de la souffrance.
Quitte à perdre provisoirement le contrôle moi-même.
Il est 19 heures.
Samedi.
Les magasins de bricolage ouvrant leurs portes lundi matin, je pourrai dans le meilleur des cas commencer à essayer de sectionner les entraves de M. lundi en fin de matinée.
Ce qui lui fait au minimum une quarantaine d'heures à passer ainsi.
C'est pas gagné...
Heureusement que j'ai pas trop serré le tout et qu'elle peut un peu marcher.
Au fait, y a quoi, ce soir à la TV?

Inconfortables envies (2)


Et comme ça ?
Bon en tout cas qu'est-ce que j'aimerais être à leur place !

Inconfortables envies


A votre avis, on peut tenir combien de temps comme ça ?

Mis à nu


J'ai une idée pour ce blog, une idée qui me trotte dans la tête depuis pas mal de temps, et qui ferait certainement exploser ses statistiques de visites.
Je ne peux pas vous en dire plus car elle ne fonctionnera que si elle reste totalement confidentielle.
Si j'arrive à la mettre en oeuvre, ça va déchirer je vous le dis.
En attendant, je me suis pris en photo à poil, ça change un peu.
C'est vrai, pourquoi ce privliège serait-il réservé aux filles ?
Hein ?

jeudi, octobre 12, 2006

House of Gord, la maison du plaisir


Je viens de visionner encore quelques vidéos de chez House Of Gord et ça y est, effet garanti : je suis en transe (c'est rien de le dire).
C'est tout simplement pour moi le meilleur site de bondage, les idées les plus folles, les réalisations les plus incroyables, du fantasme devenu réalité à l'état brut.
Si vous êtes attirés par le vrai bondage au sens de la contrainte physique, longue, implacable, technique et esthétique, le latex intégral, les dispositifs que vous n'auriez même pas imaginé dans vos rêves les plus fous, ne cherchez pas plus loin : c'est chez House Of Gord.

mercredi, octobre 11, 2006

La chapelle abandonnée

Ma dernière rencontre (séance ? aventure ?) avec M.
Belle journée ensoleillée, ciel immaculé, un de ces matins parfaits.
Nous nous retrouvons vers une espèce de chapelle abandonnée perdue à l'orée d'un bois. L'endroit est très bizarre, chargé de mystère et au final très érotique, je sais que M. adore et c'est d'ailleurs elle qui m'a conduit ici et m'a sensibilisé à l'excitation que peut procurer le lieu.
Le fait que nous soyons en plein jour, avec la lumière vive du matin ajoute à cette excitation.
Notre désir partagé a pour conséquence un passage à l'acte direct sans préliminaires.
Les préliminaires c'est pour les oies blanches.
M. porte une jupe noire légère comme le vent, que je caresse avec apétit. Elle-même s'empare rapidement des commandes pour encercler ma taille et serrer très fort ses bras. Puis ses mains plongent entre mes jambes, sur mon jean. Elle masse presque violemment mes couilles et ma bite qui durcit immédiatement pour atteindre une rigidité et une tension à la limite de la douleur.
Puis ses mains plongent sous mon jean et direct dans mon boxer.
Je mouille déjà (oui un garçon ça peut mouiller aussi avant ou même sans éjaculer).
Elle dégraffe ma ceinture, frotte sa joue contre ma verge tendue dans le lycra du boxer.
Puis baisse tout et commence à lécher mes couilles, remonte le long de ma queue et la prend dans sa bouche. Dément. Je fais un truc que je n'ai jamais fait : je sors mon portable et je filme la scène pendant de longues minutes. Elle a l'air d'apprécier, la petite séance vidéo ne la dérange pas le moins du monde et semble même décupler son excitation, elle en rajoute, me suce goulûment. Nous entendons des gens pas très loin mais tant pis, rien ne nous arrête.
La pipe dure dix bonnes minutes mais j'arrive à l'arracher de mon sexe avant de jouir, je veux me préserver pour la suite.
Je la retourne sans ménagement, arrache maladroitement son string (noir et vraiment mini).
Elle s'appuie contre le muret rapeux, fesses en arrière, offerte.
Je la pénètre en levrette, ça rentre tout seul tant elle est mouillée (et moi aussi). Elle me dit que ma bite n'a jamais été aussi dure et grosse, je la bourre à mort, je tape au fond de son vagin avec une frénésie joyeuse, lui arrachant à chaque coup de boutoir un petit cri mélé de plaisir et de douleur.
Je me retire brusquement. Pour l'enfiler de nouveau, mais dans son cul cette fois. La pénétration est plus longue, plus difficile, c'est l'entrée dans ons petit orifice qui est plus délicate, mais je sais qu'elle aime. une fois le premier cercle vaincu, ça rentre tout seul en entier.
Je la sodomise alors à fond, aussi fort que quand j'étais dans sa chatte.
Je l'encule peut-être plus fort encore.
Ma queue est serrée dans ce passage étroit, décuplant mon plaisir et le sien.
Je lui demande alors si elle veut que je jouisse comme ça au fond d'elle. Elle aquiesce dans un râle. J'accélère le mouvement jusqu'à envoyer tout au fond de son cul.
Nous restons comme ça prostrés de longues minutes, ma queue ramollit très lentement.
Je me retire.
Elle se rhabille (enfin elle remet son string). Elle a un rendez-vous d'affaires après le nôtre.
Je me demande toujours ce qu'elle peut ressentir pendant et après ça.
Comment ça fait dans son corps, son cul, sa chatte d'avoir été remplie comme ça.
Et son rendez-vous après ? Sent-elle mon sperme dans son ventre ? Ca ne risque pas de couler, de ressortir au bout d'un moment ?
Ca fait quoi de se faire enculer ? Ca fait quoi de recevoir 2O cc de sperme sous pression au fond du rectum ?

Epilation totale ?

J'ai parfois des envies d'épilation totale. Mais totale, vous voyez ?
De sentir les caresses d'une partenaire entreprenante sur mon corps entièrement lisse et glabre.
L'idéal étant que l'épilation soit pratiquée d'une main féminine experte et que je sois pour cela solidement et intégralement attaché en croix sur une table.
Je ferai ça un jour.

lundi, octobre 09, 2006

Robe longue et souffle court


J'ai donc fait une allusion à l'un de mes principaux fantasmes dans mon billet précédent : la jupe, mais surtout la robe longue.
C'est absolument effarant comme un (grand) bout de tissu peut me mettre dans un état second.
C'est d'autant plus décalé qu'il y a deux types de femmes en robe longue : celles qui portent ça plutôt dans l'esprit baba-cool, robe gitane, pratique et limite sac à patates. Et les autres, celles qui enveloppent leur corps de cette sensualité chaloupante.
Et bien figurez-vous que j'aime autant l'une que l'autre. Et j'imagine bien que si je dis la jolie baba-cool combien je la trouve sexy dans sa robe qui lui arrive aux chevilles elle va halluciner et me prendre au mieux pour E.T., au pire pour un dingue.
De plus je crois bien être seul au monde pour ce penchant : la plupart des hommes vous diront que rien ne les excite plus qu'une mini-jupe, et je vois bien que mes potes eux-mêmes me regardent de traviolle quand ils saisissent mon trouble à la vue d'une belle silhouette moulée dans une grande robe.
Car la robe longue présente aussi l'avantage de rendre harmonieuses les formes un peu rondes.
D'ou tiens-je ce goût immodéré pour la longueur ?
Je crois que cela a à voir un peu avec mes fantasmes bondage. Je préfère imaginer que voir.
Et la vue d'une fille enveloppée dans un long fourreau qui moule ses formes sans rien montrer mais sans rien cacher, qui descend jusqu'aux chevilles en enserrant celles-ci, forçant la fille à raccourcir ses pas, a quelque-chose de terriblement excitant, et plus : troublant.
Si en plus la robe en question est noire, faite d'une matière très fluide et élastique, et que la dame porte des bottes fines (ou au contraire des Doc Marteens) c'est alors l'extase totale.
Il y a de ça dans certains looks gothiques et j'aime bien.
Et d'imaginer tout ce qu'il peut y avoir dessous, tout ce mystère, waow...

Un homme peut-il être sexy ?

Difficile pour moi de décrire précisément ce qu'est une femme sexy sans trop tomber dans les clichés à deux balles.
Je sais ce qui n'est pas sexy chez une femme, mais on reste au niveau de "l'accessoire" (cheveux courts, bermuda - bueurk, la pire invention de la mode actuelle - ballerines, tongs et autres mules, pantalons baggy, chaussettes...) et ce qui l'est (jupes, mais surtout robes longues, très longues - je vous en reparlerai en détail dans un prochain billet - une peau blanche et nature plutôt que du fond de teint ou des UV, des matières fluides, des épaisseurs diverses, des petits hauts moulants et pas forcément décolletés, des bas, des collants...)
Mais un homme sexy, c'est quoi ?
On sait que vous les femmes ne vibrez pas pour les mêmes choses que nous. On sait aussi que vous détenez un avantage énorme : celui de pouvoir être sexy simplement en modifiant votre apparence physique, quel que soit votre physique, justement.
La (fameuse et maintenant reconnue) part de féminité qui est en moi réclame ce même droit, non mais ! Je veux pouvoir être un homme sexy au sens féminin du terme, c'est-à-dire en magnifiant mon apaprence physique et surtout vestimentaire.
Mais comment ?
J'ai beaucoup moins de choix que vous, et pourtant je ne suis pas trop mal de ma personnes et plutôt bien balancé d'un avis (féminin et masculin - vestiaires sportifs) général. Mais j'ai pourtant envie de sentir un regard plein de désir chez une femme que je croise et qui dirait "celui-là je lui mettrais bien la main au cul - ou ailleurs"...
Alors pour soigner mon désespoir et oublier ma triste condition de mâle, j'investis à outrance dans de beaux dessous (1), c'est déjà ça.
En rêvant qu'un jour peut-être ce soit une fille qui me les offre en décidant pour moi ce que je dois porter et quand.
Et vous mesdames alors, c'est quoi un homme sexy ?

(1)J'adore ces boxers moulants qui massent mon intimité au moindre mouvement, cette sensualité unique et permamente, je vous en reparlerai aussi en détail.

Un doigt de volupté

Elle se réveille.
Nous n'avons rien fait hier soir, juste endormis tard après une soirée chez des amis. Elle porte juste sa nuisette bleu ciel, et juste sous la soie sa peau douce, fine et nue qui m'invite. Elle me tourne le dos, dort avec les genoux remontés sous la poitrine, sa position favorite. Je me colle à elle, je m'emboîte, devrais-je dire, et je me frotte doucement, petit matin calme.
Je cale bien ma queue dans la raie de ses fesses, et je commence un doux mouvement de va et vient qui fait monter mon excitation et grossir mon sexe encore moulé dans mon boxer en lycra hyper fin. La seule sensation que me procure le fait de simplement porter ces boxers en nouvelles matières extensibles et ultra-moulantes est sublime pour moi, comme une stimulation permanente... J'adore sentir mon intimité enveloppée au plus près dans cette seconde peau sous un jean en toilé épaisse, contraste de l'anonymat rustique et de la plus grande sensualité. Un mec en dessous sexy, en quelque sorte.
Elle se réveille, son souffle devient plus rapide, plus saccadé, au rythme de mes caresses "vergesques".
Ma bite est maintenant tendue à son maximum, d'une raideur et d'une dureté dont il serait dommage de ne pas profiter.
Je passe ma main sur son ventre, encerclant sa taille de mon bras, puis ma main descend vers sa vénérée chatte.
Je passe un doigt, puis deux, puis la main entière entre ses jambes, prenant son minou bien au chaud dans ma paume.
J'adore faire ça.
Elle aussi.
Puis je commence à fouiller son intimité qui présente la caractéristique réjouissante d'être toujours humide, parfaitement lubrifiée et de... toujours sentir très bon.
Mon majeur (son doigt préféré) commence à caresser son intérieur.
Là en général j'ai un petit problème : j'ai toujours un peu de mal à trouver son clito avec mon doigt. Autant cela ne pose aucun problème avec ma langue, ça tombe pile sans chercher, autant du bout du doigt c'est un peu plus difficile.
C'est pas très génant vu qu'à ce stade elle est déjà suffocante d'excitation, et qu'elle guide ma main et mon doigt pour aller au plus vite à l'essentiel.
Et l'essentiel c'est qu'elle jouisse fort et vite selon toujours le même rituel : N. est une vraie clitoridienne, et une simple stimulation de son petit bouton par un massage bien visé la porte à un orgasme certain, puissant et ravageur en général en moins de cinq minutes. C'est drôle car c'est une des rares filles que je connaisse qui réagisse ainsi, qui fonctionne on va dire presque "comme un mec" : une "branlette" on ne peut plus mécanique et c'est le 7ème ciel assuré.
C'est pratique pour moi car si pour elle c'est déjà un orgasme garanti, cette situation présente l'avantage pour moi de faire office de préliminaire accéléré. Une fois qu'elle à joui, sa chatte est trempée, elle est excitée à point pour passer aux choses sérieuses : c'est en général à ce moment là que je la pénètre et que je prends tout mon temps pour la baiser. En douceur, ou sauvagement, c'est selon.
Comme elle a déjà joui grâce à mon doigt magique, elle est complètement offerte et détendue, et moi je prends mon temps sans pression.
Ou alors j'écarte bien ses jambes et je la lèche pendant de longues minutes, du bout de la langue, puis de toute ma bouche.
Dans les deux cas le résultat est garanti : elle s'offre (m'offre) un deuxième orgasme souvent plus fort que le premier, généralement après une petite demi-heure de léchouilles succulentes et goulues de son doux minou.
A ce stade elle n'est plus que sexe et volupté, et moi je n'ai pas encore joui. Et comme j'ai les couilles bien pleines car je n'ai pas baisé (et je ne me suis pas masturbé) depuis quelques semaines, je réfléchis encore au moyen que je vais utiliser pour lui faire profiter au mieux du geyser qui va assurément jaillir d'ici à quelques minutes...